Une vingtaine de manifestants contre la lecture d'un texte de Charb dans une université parisienne

CHARLIE HEBDO – Le dessinateur Riss les avait comparés à la police de De Gaulle en mai 68. Les étudiants qui réclamaient l’annulation de la lecture d’un texte de Charb à l’université Paris Diderot, mercredi 31 janvier, ont finalement manifesté en petit nombre. Une vingtaine de personnes étaient présentes à l’entrée de la soirée organisée par le service culture de l’établissement d’enseignement.

« Stop à l’islamophobie », pouvait-on lire sur une pancarte, comme vous pouvez dans la vidéo en tête d’article. « Il nous semble apparent que le débat sera, une fois de plus, centré sur la question de l’islam et consistera à remettre en cause la lutte contre les violences racistes islamophobes et la parole de leurs victimes », avait dénoncé le syndicat Solidaires étudiant Paris 7, dans une lettre envoyée à la présidente de l’université en janvier.

« La pièce (…) est une nouvelle fois la cible des censeurs », dénonçait le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Riss, dans un édito. « En 2018, ce sont les étudiants qui censurent, interdisent, bâillonnent, comme le faisait la police de De Gaulle en mai 1968, avec pour objectif de réprimer et de faire évacuer de la Sorbonne les agitateurs comme Charb« .

Après avoir été annulée à deux reprises à Lille, en mars et en mai 2017, soulevant une polémique, la pièce avait été jouée sous haute surveillance au festival d’Avignon.

Du côté du syndicat étudiant, joint par l’AFP, on explique que le problème n’est pas tant la pièce que le débat qui la suit. Il doit réunir les responsables du spectacle, le metteur en scène Gérald Dumont et la directrice des ressources humaines de Charlie Hebdo, Marika Bret, ainsi que le vice-président à la Vie culturelle de l’université, l’ethnologue Pascal Dibie, et la chercheuse en arts du spectacle Isabelle Barbéris.

« Ce qui nous dérange le plus c’est qu’on appelle à un débat sur la laïcité, dont les conclusions semblent déjà tirées dans la description faite de l’événement », a souligné un porte-parole de Solidaires, alors qu’un appel anonyme à manifester devant l’amphithéâtre a par ailleurs été lancé en ligne.

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