Greffe de rein : dans les couples, les femmes sont 5 à 6 fois plus généreuses que les hommes

En 2014, 514 greffes de rein ont été effectuées en France à partir d’un donneur vivant : cela ne représente que 16 % du total des greffes rénales (3 232).

Au sein du couple, les femmes donnent plus souvent leur rein que les hommes : voilà la conclusion d’un récent rapport remis par la Société internationale de néphrologie et la Fédération internationale des fondations du rein.

Concrètement, « 36 % des épouses mais seuls 6,5 % des maris compatibles donnent leur rein » selon des données d’Eurotransplant , une organisation qui promeut et coordonne les transplantation d’organes dans neuf pays européens dont la Belgique et le Luxembourg. Ce qui signifie qu’en moyenne, les femmes sont 5 à 6 fois plus généreuses que les hommes : une nouvelle inégalité des sexes ?

Cette différence avait déjà été pointée du doigt en 2016 dans une étude parue dans la revue spécialisée Visceral Medicine, qui estimait que deux tiers des receveurs d’un rein transplanté dans le monde étaient des hommes, mais deux tiers des donneurs des femmes.

Altruisme et désir d’aider un membre de la famille

« Même s’il est difficile de pointer une raison spécifique à la plus forte proportion d’épouses que de maris donneurs, des éléments laissent penser que les femmes sont motivées par des raisons telles que l’altruisme et le désir d’aider un membre leur famille à survivre », a commenté l’ancienne présidente de la Société internationale de néphrologie, la canadienne Adeera Levin.

La loi de bioéthique du 7 juillet 2011 a élargi le cercle des donneurs vivants d’organes : désormais, les donneurs peuvent être le père ou la mère et, par dérogation, un fils ou une fille, un frère ou une sœur du receveur, son conjoint, ses grands-parents, oncles ou tantes, cousins germains et cousines germaines ainsi que le conjoint du père et de la mère.

Le donneur peut également être toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur, ainsi que toute personne pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur*.

Source

*Source : Fondation du rein

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