Deux études remettent en cause le « paradoxe de l'obésité » 

Le surpoids associé à une meilleure espérance de vie ? Des chercheurs britanniques et américains disent non. Selon deux études récentes, plus l’Indice de masse corporelle (IMC) est élevé plus il y a de risque de développer une maladie cardio-vasculaire. Ces résultats vont à l’encontre de la théorie controversée du « paradoxe de l’obésité ».

L’étude britannique, publiée le 16 mars dans la revue European Heart Journal, porte sur les dossiers médicaux de près de 297 000 adultes entre 2006 et 2010. Des chercheurs de l’Université de Glasgow ont établi un lien entre surpoids, IMC élevé et risque de maladie cardiaque.

Plusieurs facteurs à prendre en compte

Fin février dernier, une étude américaine, publiée dans la revue JAMA Cardiology, aboutissait aux mêmes conclusions après avoir étudié les dossiers de plus de 190 000 personnes entre 1964 et 2015.

« Par rapport à des individus à l’IMC normal (défini comme étant compris entre 18,5 et 24,9), les risques d’incident cardio-vasculaire au cours de la vie ont été plus élevés, chez les adultes d’âge moyen, pour les personnes en surpoids ou obèses », soulignent les chercheurs des universités de Northwestern à Chicago et Texas Southwestern à Dallas.

A l’inverse, le « paradoxe de l’obésité » affirme que l’obésité est associée à une meilleure espérance de vie, notamment chez les personnes âgées. Pour les chercheurs britanniques, cela pourrait venir de la négligence de certains critères lors de ces études controversées. Par exemple, comparer l’état de santé d’un fumeur avec un IMC normal et un non fumeur en surpoids.

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