"Ne pas se poser de questions et tirer", l'idée choc d'une députée LREM face aux intrusions dans les centrales nucléaires

POLITIQUE – Radical. Le mot n’est sans doute pas trop fort pour qualifier la proposition de Perrine Goulet, députée LREM de la Nièvre, à propos de la réponse à apporter aux intrusions de militants anti-nucléaire dans les centrales. Au cours d’une audition du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb repérée par LCP ce jeudi 22 mars, cette ex-salariée d’EDF qui travaillait dans une centrale jusqu’à son élection a proposé que la sécurité des installations s’inspire de ce qui se pratique aux États-Unis.

« Pourquoi nous ne faisons pas une sécurisation par mirador avec possibilité de ne pas se poser de question et de tirer quand il y a une intrusion? », s’est-elle demandé dans un extrait visible en tête d’article.

La députée fait référence au fait que les militants de Greenpeace -qui sont les auteurs des intrusions- préviennent avant de faire leurs actions illégales. « Il suffit que quelqu’un appelle et se fasse passer pour Greenpeace pour ne pas être embêté. Il va falloir ne plus distinguer (entre militants et personnes qui pourraient commettre un attentat, ndlr) puisque c’est un délit de rentrer sur une installation nucléaire. Il y a des forces de sécurité, elles doivent intervenir et ne pas se poser de question. Peut-être que ça dissuadera », estime Perrine Goulet.

Le gouvernement réfléchit à une éventuelle modification de l’usage des armes, lui a répondu Gérard Collomb.

En février, des militants de Greenpeace ont été condamnés à deux mois de prison ferme, ce qui était une première pour des membres de ce mouvement écologiste. En octobre dernier, deux jours après la publication d‘un rapport choc sur la sécurité des centrales, des activistes s’étaient introduits dans l’enceinte de la centrale de Cattenom en Moselle avec des feux d’artifice.

[VIDÉO] Nos militants en action ce matin pour dénoncer le #RisqueNucléaire. La sécurité de millions de citoyens européens est en jeu. pic.twitter.com/345U5NnmyE

— Greenpeace France (@greenpeacefr) 12 octobre 2017

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